Pourquoi mettre un moteur sous un parapente ?
Cela permet au pilote de décoller à partir d'une plaine pour monter bien sûr ! Plus besoin de faire appel à la pompe de service : le paramoteur autorise le paradoxe de décoller à partir d'une plaine et de la plupart des endroits suffisamment dégagés pour assurer un minimum de sécurité. Avouez que l'idée est plaisante. Un petit moteur, une hélice, un morceau de tissu, quelques bouts de ficelle et on peut aller où l'on veut, au gré de sa fantaisie, sans plus dépendre du sens du vent, des pompes ni des reliefs. Il suffit d'accélérer pour se hisser et franchir des obstacles, de décélérer pour redescendre.

Une sorte d'ULM de poche en somme (et d'ailleurs c'en est un: ce n'est pas par hasard que le paramoteur est régi non par la F.F.V.L. mais par la F.F.P.L.U.M.). Cependant, l'avion de poche a ses limites qu'il ne faut pas méconnaître. Belle idée, en somme, pour les hommes de plaine, les soirs où l'air est calme et quand on n'en peut plus de ne pas voler. Le paramoteur est le plus petit engin volant monoplace motorisé permettant de décoller à partir d'une plaine et occupant la place de la belle mère lors des départs en vacance...


A qui s'adresse le paramoteur ?
A tout le monde, grands et petits, gros et maigres, hommes et femmes à partir de l'âge de 16 ans, minimum requis pour passer la license ULM Il n'y a pas de limite supérieure d'âge. En ce qui concerne les conditions physiques requises, il est simplement nécessaire d'être en mesure de courir quelques mètres avec un poids d'environ 20 kg sur le dos. Castelluccio propose des modèles adaptés à tous les types de morphologie.

Combien de temps dure une formation ?
Pour un néophyte, il faut compter environ 5 jours avant d'être totalement autonome en paramoteur. Ces 5 jours se composent de 2 à 3 jours de maniement de la voile au sol, suivis de petits vols en pente école ou au treuil (vols de 10 à 100 m de hauteur permettant à l'élève d'apprécier la 3e dimension). Les vols en paramoteur proprement dits arrivent ensuite. En 5 jours, il est possible d'accomplir l'ensemble de sa formation et d'effectuer de surplus ses premiers vols en paramoteur.


Est-ce qu'une autre expérience aérienne peut accélérer la formation ?
Certainement, les pratiquants de parapente et de tous autres sports aériens n'auront pas à acquérir les réflexes dûs à la 3è dimension, et pourront de ce fait être beaucoup plus rapidement opérationnels. Cependant, le maniement du parapente étant assez particulier, la première phase de maniement et de gonflage au sol restera un point de passage indispensable pour tous.

Est-ce dangereux ?
Précisons que le paramoteur utilise, tout comme le parachute, une voilure souple : cela lui permet de planer lentement et de s'assimiler à un parapente lors d'une panne de moteur. C'est sans conteste le sport aérien le plus sûr de tous. Le décollage est impossible si l'aile n'est pas parfaitement positionnée : il n'y a donc pas de risque de décoller dans de mauvaises conditions. Les parapentes utilisés sont des voiles conçues pour le vol en montagne dans une aérologie fortement perturbée. En paramoteur, on ne vole qu'en plaine dans une aérologie calme et laminaire vol en montagne, d'où un considérable surcroît de sécurité par rapport au vol libre. C'est le sport aérien le plus facile à apprendre et le plus sûr de tous.

Est-il possible de décoller de n'importe où ?
Oui techniquement, non légalement. Il est effectivement possible de décoller de quasiment n'importe où, à condition d'être face au vent, de ne pas être dans les perturbations aérologiques d'une montagne, d'immeubles, d'une forêt, et de jouir des conditions nécessaires pour décoller en toute sécurité. Un terrain de foot par exemple, est largement suffisant pour décoller en paramoteur. Ceci dit, légalement, il n'est pas possible de décoller de n'importe où, notamment trop près des villes, et bien entendu des aéroports ou des zones réglementées. Il faut pour cela se renseigner sur la réglementation aérienne de votre région. Chaque pays a une réglementation aérienne différente, les grandes lignes sont les mêmes, mais les modalités d'application peuvent différer. A retenir qu'un paramoteur est soumis aux règles aéronautiques, comme tout aéronef motorisé.

Jusqu'à quelle vitesse de vent peut-on voler ?
Le décollage dos à la voile peut se faire sans problème jusqu'à 10 km/h de vent, ensuite, il vaut mieux gonfler son parapente face à la voile, et faire un demi tour pour décoller. Les limites de vent pour le décollage sont de l'ordre de 20 à 25 km/h, compte tenu du fait que s'il y a 20 à 25 km/h au sol, il y aura peut être 30 à 40 km/h en altitude, et il ne sera plus possible d'avancer par rapport au sol, mais seulement de reculer. Dans ces conditions, il est beaucoup plus prudent de ne pas voler; en se souvenant du vieux proverbe valable pour toute l'aéronautique : « Il vaut mieux être en bas et avoir envie d'être en haut que d'être en haut et avoir envie d'être en bas ».

Quel type de parapente utilise-t-on en paramoteur ?
Ce sont des parapentes conçus et réalisés pour le vol libre, mais ayant subi de petites modifications pour les rendre plus efficaces et plus performants en paramoteur. Il reste que les parapentes vendus par Castelluccio sont parfaitement adaptés au paramoteur, mais également au vol libre.

A quelle vitesse vole un paramoteur ?
A la vitesse des parapentes et ceux-ci ont une vitesse comprise entre 20 km/h (ralentis au maximum), et 35 à 45 km/h ( selon le type d'aile). La vitesse moyenne de déplacement est d'environ 30 km/h. Ceci est, bien entendu, une vitesse par rapport à la masse d'air. Par rapport au sol, cette vitesse sera augmentée ou diminuée de la vitesse du vent. Contrairement à une idée reçue, un moteur plus puissant ne fera pas avancer le parapente plus vite, mais le fera monter plus vite. Quelque soit le moteur utilisé, vous aurez toujours la même vitesse horizontale puisque c'est l'aile elle même qui impose ses limites.

A quelle altitude peut monter un paramoteur ?
A l'altitude maximum à laquelle pourra fonctionner le moteur, c'est à dire plusieurs milliers de mètres. En effet, un moteur thermique 2 temps va perdre un peu de son rendement au fur et à mesure de l'altitude. Quand le moteur faiblit en puissance, le rendement de l'hélice est moindre, et le taux de montée s'amenuise. Quand le taux de montée devient nul, et que le moteur à pleine puissance équilibre la traînée, vous avez atteint le maximum. Il faut savoir qu'un paramoteur est déjà passé au dessus du Mont Blanc à 5.100 m, que pour le moment, le record officiel homologué est 3.050 m. Cela représente très peu d'intérêt, car il est beaucoup plus agréable de se promener à 150 ou 200 m du sol pour visiter les paysages de haut. C'est une altitude raisonnable sur le plan de la sécurité, avec une marge de manœuvre permettant de choisir son lieu d'atterrissage.

Quelle est l'autonomie d'un paramoteur ?
Elle va dépendre essentiellement du poids du pilote, de la performance de l'aile, et bien entendu de la quantité de carburant à bord. Un paramoteur cohérent (c'est à dire une aile normalement performante et un pilote d'un poids en rapport avec sa motorisation) va consommer entre 2,5 à 3 litres à l'heure, soit environ 2 h d'autonomie avec un réservoir de 5 litres, et le double avec 10 litres.

Combien pèse un paramoteur ?
Les paramoteurs Castelluccio pèsent de 14 à 24 kg selon les modèles et les options. Plus un appareil est léger et moins l'effort sera important durant la phase de décollage. A ce poids, il faut rajouter environ 4 kg pour 5 litres d'essence.

Quel type d'essence utiliser ?
Toutes les essences sont bonnes, avec une préférence pour le super avec plomb. Il faut bien entendu utiliser un mélange 2 temps à 4% d'huile de synthèse pour le rodage, puis 3%, puis 2% en période normale. Il est très important d'utiliser une bonne huile de synthèse en période normale pour éviter tout problème. Les moteurs commercialisés par Castelluccio sont maintenant éprouvés depuis longtemps, quasiment aucun entretien n'est requis.

Existe t-il des usages professionnels en paramoteur ?
Oui, et il s'en développe tous les jours de nouveaux. Les premiers à l'avoir utilisé professionnellement sont les photographes. Il y trouvent un moyen très simple de prendre des photos aériennes, pour un coût réduit (le coût total d'un paramoteur équivaut à quelques heures de location d'hélicoptère). Cela permet d'aller en voiture sur le lieu à photographier de haut, de décoller sur place, et de faire le reportage désiré. Le paramoteur est également utilisé pour le tournage de films, et de nombreuses armées ou corps spéciaux tels que la surveillance, le repérage, le tractage de banderole ou la possibilité d'envoyer un observateur en altitude de façon rapide et discrète.

Y a t-il des compétitions en paramoteur ?
Oui, il existe un championnat de France, un championnat d'Europe et même du monde dans cette catégorie, qui se courent en même temps que les épreuves d'ULM classiques. Dans le championnat de France, il y a 6 épreuves qualificatives, et le championnat proprement dit, quant aux championnats d'Europe et du monde qui alternent une année sur 2, ils se déroulent sur une semaine, avec une dizaine d'épreuves différentes. Les épreuves principales sont la navigation, l'économie de carburant et la maniabilité.

Quelle est la maintenance pour le parapente et la motorisation ?
La maintenance d'un parapente est quasi nulle. Il faut vérifier et contrôler de temps en temps l'état de ses suspentes, éviter d'une façon générale l'exposition au soleil en dehors des périodes de vol, et un stockage dans de mauvaises conditions. Il est bon de prévoir une vérification annuelle auprès d'un professionnel. En ce qui concerne le moteur, celui-ci est d'une très grande solidité, et la maintenance se résume à des opérations basiques, comme le changement d'une bougie toutes les 50 h de vol, et le nettoyage du carburateur. Cependant, il est bien entendu fortement conseillé de faire une visite prévol pour contrôler tous les éléments mécaniques de son appareil avant chaque vol.

Quelle est la durée de vie d'un paramoteur ?
Il est difficile de le savoir sur un sport assez récent. Sachez cependant que nous conservons des appareils de démonstration, qui sont les plus anciens, qui ont plusieurs centaines d'heures de fonctionnement dans de bonnes conditions, et qui ne donnent pas le moindre signe de fatigue ni d'usure. Ces moteurs, prévus à l'origine pour un usage agricole, sont capables de fonctionner des milliers d'heures dans l'agriculture. Quant aux autres pièces ou sous-ensembles, il n'y a pas non plus de précautions particulières à prendre, si ce n'est un entretien normal, et un stockage dans de bonnes conditions.