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Est-ce qu'une autre expérience aérienne peut accélérer
la formation ?
Certainement,
les pratiquants de parapente et de tous autres sports aériens
n'auront pas à acquérir les réflexes dûs
à la 3è dimension, et pourront de ce fait être beaucoup
plus rapidement opérationnels. Cependant, le maniement du parapente
étant assez particulier, la première phase de maniement
et de gonflage au sol restera un point de passage indispensable pour
tous.
Est-ce dangereux
?
Précisons
que le paramoteur utilise, tout comme le parachute, une voilure souple
: cela lui permet de planer lentement et de s'assimiler à un
parapente lors d'une panne de moteur. C'est sans conteste le sport aérien
le plus sûr de tous. Le décollage est impossible si l'aile
n'est pas parfaitement positionnée : il n'y a donc pas de risque
de décoller dans de mauvaises conditions. Les parapentes utilisés
sont des voiles conçues pour le vol en montagne dans une aérologie
fortement perturbée. En paramoteur, on ne vole qu'en plaine dans
une aérologie calme et laminaire vol en montagne, d'où
un considérable surcroît de sécurité par
rapport au vol libre. C'est le sport aérien le plus facile à
apprendre et le plus sûr de tous.
Est-il possible
de décoller de n'importe où ?
Oui techniquement,
non légalement. Il est effectivement possible de décoller
de quasiment n'importe où, à condition d'être face
au vent, de ne pas être dans les perturbations aérologiques
d'une montagne, d'immeubles, d'une forêt, et de jouir des conditions
nécessaires pour décoller en toute sécurité.
Un terrain de foot par exemple, est largement suffisant pour décoller
en paramoteur. Ceci dit, légalement, il n'est pas possible de
décoller de n'importe où, notamment trop près des
villes, et bien entendu des aéroports ou des zones réglementées.
Il faut pour cela se renseigner sur la réglementation aérienne
de votre région. Chaque pays a une réglementation aérienne
différente, les grandes lignes sont les mêmes, mais les
modalités d'application peuvent différer. A retenir qu'un
paramoteur est soumis aux règles aéronautiques, comme
tout aéronef motorisé.
Jusqu'à
quelle vitesse de vent peut-on voler ?
Le décollage
dos à la voile peut se faire sans problème jusqu'à
10 km/h de vent, ensuite, il vaut mieux gonfler son parapente face à
la voile, et faire un demi tour pour décoller. Les limites de
vent pour le décollage sont de l'ordre de 20 à 25 km/h,
compte tenu du fait que s'il y a 20 à 25 km/h au sol, il y aura
peut être 30 à 40 km/h en altitude, et il ne sera plus
possible d'avancer par rapport au sol, mais seulement de reculer. Dans
ces conditions, il est beaucoup plus prudent de ne pas voler; en se
souvenant du vieux proverbe valable pour toute l'aéronautique
: « Il vaut mieux être en bas et avoir envie d'être
en haut que d'être en haut et avoir envie d'être en bas
».
Quel type de
parapente utilise-t-on en paramoteur ?
Ce sont
des parapentes conçus et réalisés pour le vol libre,
mais ayant subi de petites modifications pour les rendre plus efficaces
et plus performants en paramoteur. Il reste que les parapentes vendus
par Castelluccio sont parfaitement adaptés au paramoteur, mais
également au vol libre.
A quelle vitesse
vole un paramoteur ?
A la
vitesse des parapentes et ceux-ci ont une vitesse comprise entre 20
km/h (ralentis au maximum), et 35 à 45 km/h ( selon le type d'aile).
La vitesse moyenne de déplacement est d'environ 30 km/h. Ceci
est, bien entendu, une vitesse par rapport à la masse d'air.
Par rapport au sol, cette vitesse sera augmentée ou diminuée
de la vitesse du vent. Contrairement à une idée reçue,
un moteur plus puissant ne fera pas avancer le parapente plus vite,
mais le fera monter plus vite. Quelque soit le moteur utilisé,
vous aurez toujours la même vitesse horizontale puisque c'est
l'aile elle même qui impose ses limites.
A quelle altitude
peut monter un paramoteur ?
A l'altitude
maximum à laquelle pourra fonctionner le moteur, c'est à
dire plusieurs milliers de mètres. En effet, un moteur thermique
2 temps va perdre un peu de son rendement au fur et à mesure
de l'altitude. Quand le moteur faiblit en puissance, le rendement de
l'hélice est moindre, et le taux de montée s'amenuise.
Quand le taux de montée devient nul, et que le moteur à
pleine puissance équilibre la traînée, vous avez
atteint le maximum. Il faut savoir qu'un paramoteur est déjà
passé au dessus du Mont Blanc à 5.100 m, que pour le moment,
le record officiel homologué est 3.050 m. Cela représente
très peu d'intérêt, car il est beaucoup plus agréable
de se promener à 150 ou 200 m du sol pour visiter les paysages
de haut. C'est une altitude raisonnable sur le plan de la sécurité,
avec une marge de manuvre permettant de choisir son lieu d'atterrissage.
Quelle est l'autonomie
d'un paramoteur ?
Elle
va dépendre essentiellement du poids du pilote, de la performance
de l'aile, et bien entendu de la quantité de carburant à
bord. Un paramoteur cohérent (c'est à dire une aile normalement
performante et un pilote d'un poids en rapport avec sa motorisation)
va consommer entre 2,5 à 3 litres à l'heure, soit environ
2 h d'autonomie avec un réservoir de 5 litres, et le double avec
10 litres.
Combien pèse
un paramoteur ?
Les paramoteurs
Castelluccio pèsent de 14 à 24 kg selon les modèles
et les options. Plus un appareil est léger et moins l'effort
sera important durant la phase de décollage. A ce poids, il faut
rajouter environ 4 kg pour 5 litres d'essence.
Quel type d'essence
utiliser ?
Toutes
les essences sont bonnes, avec une préférence pour le
super avec plomb. Il faut bien entendu utiliser un mélange 2
temps à 4% d'huile de synthèse pour le rodage, puis 3%,
puis 2% en période normale. Il est très important d'utiliser
une bonne huile de synthèse en période normale pour éviter
tout problème. Les moteurs commercialisés par Castelluccio
sont maintenant éprouvés depuis longtemps, quasiment aucun
entretien n'est requis.
Existe t-il
des usages professionnels en paramoteur ?
Oui,
et il s'en développe tous les jours de nouveaux. Les premiers
à l'avoir utilisé professionnellement sont les photographes.
Il y trouvent un moyen très simple de prendre des photos aériennes,
pour un coût réduit (le coût total d'un paramoteur
équivaut à quelques heures de location d'hélicoptère).
Cela permet d'aller en voiture sur le lieu à photographier de
haut, de décoller sur place, et de faire le reportage désiré.
Le paramoteur est également utilisé pour le tournage de
films, et de nombreuses armées ou corps spéciaux tels
que la surveillance, le repérage, le tractage de banderole ou
la possibilité d'envoyer un observateur en altitude de façon
rapide et discrète.
Y a t-il des
compétitions en paramoteur ?
Oui,
il existe un championnat de France, un championnat d'Europe et même
du monde dans cette catégorie, qui se courent en même temps
que les épreuves d'ULM classiques. Dans le championnat de France,
il y a 6 épreuves qualificatives, et le championnat proprement
dit, quant aux championnats d'Europe et du monde qui alternent une année
sur 2, ils se déroulent sur une semaine, avec une dizaine d'épreuves
différentes. Les épreuves principales sont la navigation,
l'économie de carburant et la maniabilité.
Quelle est la
maintenance pour le parapente et la motorisation ?
La maintenance
d'un parapente est quasi nulle. Il faut vérifier et contrôler
de temps en temps l'état de ses suspentes, éviter d'une
façon générale l'exposition au soleil en dehors
des périodes de vol, et un stockage dans de mauvaises conditions.
Il est bon de prévoir une vérification annuelle auprès
d'un professionnel. En ce qui concerne le moteur, celui-ci est d'une
très grande solidité, et la maintenance se résume
à des opérations basiques, comme le changement d'une bougie
toutes les 50 h de vol, et le nettoyage du carburateur. Cependant, il
est bien entendu fortement conseillé de faire une visite prévol
pour contrôler tous les éléments mécaniques
de son appareil avant chaque vol.
Quelle est la
durée de vie d'un paramoteur ?
Il est
difficile de le savoir sur un sport assez récent. Sachez cependant
que nous conservons des appareils de démonstration, qui sont
les plus anciens, qui ont plusieurs centaines d'heures de fonctionnement
dans de bonnes conditions, et qui ne donnent pas le moindre signe de
fatigue ni d'usure. Ces moteurs, prévus à l'origine pour
un usage agricole, sont capables de fonctionner des milliers d'heures
dans l'agriculture. Quant aux autres pièces ou sous-ensembles,
il n'y a pas non plus de précautions particulières à
prendre, si ce n'est un entretien normal, et un stockage dans de bonnes
conditions.
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